Aujourd’hui je joue à la poupée.
Entendons nous bien… Je ne joue pas « avec » une poupée: Je « suis » une poupée!
(C’est mon Maitre qui va jouer avec moi…Youpi!?)
J’ai des très gros seins (en silicone) énormes.
Je repense à mon adolescence…quand je complexais sur ma petite poitrine et je me rappelle …
C’est drôle:
Je rêvais d’une poitrine voluptueuse …
Et d’une grosse bouche aussi, à l’époque.
Avec des lèvres très pulpeuses.
J’en rêvais…
Sans jamais assumer (bien sûr !) que, quelquepart, je « rêvais » d’être une poupée sexuelle…
Fun fact:
c’est ce que j’ai longtemps été dans ma vie « vanille » :
Une poupée sexuelle qui s’ignorait …
Et qui se laissait faire sans plaisir … par des « zoms » qui avaient l’air d’en prendre…
C’est drôle, non?
Non. Mais maintenant ça l’est.
Moi …j’avais l’impression que ça me coûtait peu…
…Et que…Bof…si ça pouvait faire plaisir…
ç’aurait été « méchant » de ne pas leur donner, non?
( Ils avaient l’air d’y tenir tant… Les pauvres ?)
En fait …j’étais déjà une « gentille fille »? Même s’ils ne me félicitaient pas ? 😉
Maintenant ce n’est pas pareil… C’est « officiel »: Je suis une « gentille fille », mon Maitre me « félicite », et ma gratitude pour Lui a remplacé la compassion que j’avais pour eux.
Et tout ça m’étonne et m’interroge. Le plaisir que j’y prends est cérébral ici.
La poupée réfléchit.
Ce n’est pas mon corps qui jouit c’est mon esprit, quand je joue à la poupée.
Ce n’est pas dans le corps que ça se joue .
C’est l’absence de plaisir qui est plaisant… c’est drôle.
C’est un tableau. C’est comme de l’art…une mise en abime…ça me donne une vision « artistique » de mon vécu .
(Les gens vanilles n’imaginent pas que ce sont eux les pervers …
Et pourtant! Ils passent leur vie à mentir. A jouer à un jeu sans dire les règles ?! ;))
Sans analyser, sans réfléchir aux conséquences.
Là les règles sont claires et Nnous sommes d’accord tous les deux, il n’y a rien à dire.
D’ailleurs je ne peux rien dire :
Monsieur m’a mis un baillon bouche 😉
Avec des grosses lèvres rouges en plastique qui forment un O, et me donne un air étonné .
-« Oh?! »
Cette bouche est parfaite à combler !
Elle ne peut pas mordre. Elle ne peut rien faire d’autre …que recevoir.
Elle est prête à être fourrée, cette bouche?
Elle attend sa surprise, l’air déjà toute surprise .
Quand Monsieur le désirera. S’il le désire.
Elle en bave…( d’avance?)
Je suis une poupée. Qui bave. Monsieur a lubrifié ma chatte. Ma mouille se mélange au gel.
Je suis trempée. Pourtant.
Je ne peux pas fermer la bouche .
Ça plait à Monsieur, je crois, de voir baver sa poupée, avec ce petit air étonné.
-« Une vraie femme! Enfin! »
A t’Il dit en entrant. (Il me nargue.)
C’est drôle…Je suis la cuckqueen et l’élue …
Il baise une autre en me baisant.
Une vraie femme avec des faux seins, une fausse bouche, des faux ongles et des faux cils…
(J’ai le droit de cligner des yeux, m’a t’il dit. Tant mieux. J’aurais du mal à l’empêcher. )
Je le regarde toucher mes seins mais ne sens rien, evidemment. (C’est pas « mes seins!)
Tout à l’heure quand Il me prendra le cul sans ménagement, je sentirai.
Je suis consciente de dissocier. Je suis contente d’ettre consciente.
C’est très étrange comme émotion.
C’est une étrange compétition .
C’est moi mais ce n’est pas moi.
Je n’ai pas le droit d’avoir du plaisir. Pourtant j’en ai .
Il ne m’en donne pas mais j’en prend. Il le veut mais ne m’y autorise pas .
Tout est très clair et très trouble en même temps. Tout est terriblement honnête. Tout est faux mais tout est vrai. Tout est officiel et tout est caché. Tout est très simple et si complexe. (Il faut être très intelligent pour comprendre ce qui se joue, ou suffisamment sensible pour se foutre de comprendre tout.)
Monsieur prend du plaisir à (soi-disant) ne m’en surtout pas donner. Tout en sachant pertinemment que ça m’en donne . Moi je prends du plaisir à ne pas pouvoir en ressentir. A le retenir . Et à cacher celui que j’ai . C’est ça qui est …très bon.
La poupée Vanille, elle, ne jouissait pas. Elle simulait. Parfois même elle ne mouillait pas du tout. Les Zoms mettaient leur salive pour entrer. C’était très simple. Beaucoup trop simple . Pour être bien.
La poupée soumise, elle, se défend de jouir, mais n’arrive pas à s’en empêcher.
Rien ne coule « de source » … sauf elle.
Elle coule.
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