La fête battait son plein chez ma mère. Et j’avais reçu des instructions de mon Maitre :
Je devais m’isoler dans une pièce sans la fermer à clé, me regarder dans un miroir, porter mon collier de « dressage », et faire subir quelques sévices ( youpi!) à mon anus, ma chatte et mes tétons dans diverses positions de soumission, en entendant les invités de ma mère dans le salon …
Je m’étais donc « isolée » comme je le pouvais pour respecter Ses instructions … J’avais attaché mon collier de chienne autour de mon cou, enchainé les postures (en tremblant que les enfants n’essaient d’entrer dans ma chambre) et suivi les indications de mon Maitre à la lettre, mais je n’avais pas de miroir. (Il n’y en a pas chez ma mère, elle n’a jamais aimé se regarder.)
A la fin de la séance, j’avais rangé mes instruments (cuillère à clitoris, « tire bouchon » anal, élastiques et peigne « à tétons » bien précautionneusement dans ma valise et j’étais retournée voir les invités (auprès de qui j’espérais que mon absence était passée inaperçue!)
J’avais été accueillie avec des acclamations et des interrogations gênantes que je tentai d’éluder en assumant (assez insolemment) quelques « petits soucis intestinaux » …(C’est une bonne technique, non? « Gêner » les « gêneurs » en leur faisant sentir la lourdeur de leur interrogatoire? ) J’assumai donc, en riant, un franc « j’étais aux toilettes, je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, j’y passe un temps fou! » à la cantonade, quand le regard d Ugo s’est resserré sur mon cou.
C’est joli « ça »! Me lance t’il en montrant mon cou.
J’ai mis la main à ma gorge . Je n’ai pas senti ma peau.
J’ai senti du cuir tiède de bonne qualité. Epais. Comme une belle chaussure italienne sur mon cou. Comme… le cuir de mon collier de chienne ! Comme le cuir de mon collier de dressage que j’avais oublié d’ enlever ! (Quelle conne! Bien sûr que j’ai oublié !)
L’absence de miroir , les enfants dans le couloir , l’excitation, l’inquiétude …Je ne m’étais pas regardée avant de revenir ! Et maintenant le monde entier me voyait telle que j’étais:
Une « petite chienne maso » qui s’enfile un « tire-bouchon » dans l’anus , se frappe le clitoris à la cuillère à dessert et se noue des élastiques autour des tétons avant de les « brosser » avec les dents de son peigne. Parceque son Maitre lui ordonne de le faire. Et qu’elle aime obéir. Qu’elle veut lui faire plaisir, si possible en se faisant « un peu »souffrir, et en se mettant dans des situations potentiellement très humiliantes …
Pourquoi???
Parceque ça la fait mouiller de faire « ça » pour Lui, dit-elle .
Parceque ça la fait mouiller de faire « ça » tout court, dit-Il…
Et « ça » …Le monde entier le voyait !
Mon cerveau (reptilien?) m’a fait faire demi- tour instantanément. Fuir. Revenir en arrière. Voilà ce que je voulais . Revenir au moment ou j’allais sortir de la chambre et où le « monde entier » n’avait pas encore accès à mon intimité tordue. Ne jamais être revenue au salon avec mon collier . Nier. Nier. Nier.
Oublier que j’avais été « grillée ». Sortir du tapis de braises. Recommencer à respirer.
Je suis allée jusqu’a la chambre j’ai enlevé le collier je l’ai rangé précautionneusement et je suis revenue le plus naturellement possible au salon . Comme si de rien n’était . Comme si effectivement la séquence d’avant n’avait pas existé .
Comme si c’était possible de faire machine arrière.
« Oh bah? Non?! Tu as enlevé « ton collier »? » a dit Ugo très haut .
« Oui , j’ai changé d’avis en fait … » j’avais répondu d’un air faussement naturel .
« Tu étais en face time ? » avait il ajouté goguenard.
(J’ai fait semblant de ne pas comprendre et regardé ailleurs. Ostensiblement.)
« C’était bien le face time? » avait il insisté.
« Je ne sais pas de quoi tu parles Ugo» (Je tentais la mauvaise foi d’un homme politique de droite, pris la main dans le sac… mais je suis une femme ( de gauche qui plus est) et le sourire crispé que je lui faisais, indiquait assez clairement à Ugo que je le suppliais de ne pas me forcer à m’étendre sur le sujet en présence de ma mère.
Il jubilait . Je le voyais . ( Mon pote d’enfance était un putain de Brat, en fait!!!)
Il me tira la langue et fit mine de haleter comme un petit chien en me regardant d’un air entendu et malicieux.
Je souriais (jaaaune!)…tendue …(rouge en fait!) et grinçais entre mes dents « Arrête Ugo, s’il te plait, ma mère est juste derrière » .
Il haletait.
Vladimir, juste à coté de lui, me faisait face aussi et semblait à mi-chemin de comprendre de quoi il s’agissait. Incrédule, il me dévisageait (sa femme pendant ce temps était trop préoccupée par leurs enfants pour s’intéresser à nous). A côté de moi Sandrine, avait suivi la situation et semblait hésiter entre compassion pour moi et jugement. Je sentais aussi , juste derrière moi, l’intérêt d’Axel aussi pour la nouvelle conversation ( Il avait clairement eu un petit crush pour moi à son arrivée, et nous avions pas mal échangé sur des sujets politiques, sur lesquels nous étions d’accord, mais l’idée que je puisse me révéler être une petite « putain maso » et « suceuse de bite » chaude comme la braise ne lui était pas encore parvenue clairement dans nos échanges … )
Et Ugo continuait de haleter…
