Il m’a dit: « On va bien s’amuser tous les 2 « . Joie. Je sens mon Maitre heureux. Et je le sens confiant. Ca me fait chaud au ventre. Chaud au coeur. Et la tête qui tourne un peu. De plaisir. De fierté. De joie. Je suis exaltée comme Miou Miou dans les Valseuses quand elle court au bord du canal en criant: « Jean-Claude!!!Pierrot!!! ça y est !!! Je l’ai pris!! » (Quoi?)! « Mon pied!!! »
Mon Maitre est satisfait. De moi .
(J’ai lâché prise. Plusieurs fois dans le week-end! J’ai cédé. Le contrôle.)
« On va bien s’amuser tous les 2 « … Il a dit ça dans un sourire, dimanche matin, et Ses yeux ont brillé. Je Les ai vu briller de satisfaction . Et ça m’a fait monter direct une joie immense.
Une confiance aussi. Une fierté. Semblable à la joie pure d’un petit chien qui sent qu’il a satisfait les attentes de son Maitre?)
Ce « on va bien s’amuser » c’est mon trophée et mon doudou mental…Et les étoiles de satisfaction que Monsieur a dans les yeux… c’est mon trésor de soumise!
Je le sais maintenant.
Ça peut paraitre bizarre mais je crois que là je touche du doigt l’essence du sentiment de Soumission. Une soumission apaisée et apaisante, qui cherche juste à satisfaire mon Maitre. Jusqu’à présent « mon sentiment de soumission » s’appuyait beaucoup sur ma satisfaction à moi. ( Je devais sentir que la soumission et le masochisme c’était « LE » moyen d’y accéder.)
Monsieur « est plus » fort que moi, et ça m’excite. Monsieur « peut » me forcer. Monsieur « peut » m’empêcher de respirer. Monsieur « peut » forcer ma chatte avec son poing. Monsieur « peut » décider que je ne jouis pas ou que je jouis. Monsieur fait ce qu’Il veut de moi puisque « je »le veux..puisque « je » Lui ai donné le pouvoir de faire qu’Il veut . Et « je » lui ai donné ce pouvoir parce que « j’ai » décidé de Lui faire confiance . Je. Je. Je.
(Il est hyper important ce « Je » pour dire le consentement… mais après? Il faut qu’il se taise ce « Je », non? Sinon, comment on fait pour « lâcher-prise »? comment on fait pour arrêter de réfléchir par soi-même, pour juste »obéir », pour dépasser la douleur, pour accepter d’avoir honte?) Il parait que certaines personnes ont une soumission « innée ». Moi j’ai des resistances « acquises ». J’ai appris à me préserver. J’ai appris à ne pas me soumettre… parce que je n’avais pas rencontré Mon Maitre. Il fallait bien se protéger, non?
Maintenant que j’entre en soumission, il faut déconstruire ces résistances ! (Dans le jeu de la soumission il faut qu’à un moment le « je » se taise, non?)
Et là… il s’est tu, le « je ».
Là…Ce n’est plus moi qui décide. J’ai lâché prise . Une barrière a cédé ce week-end. On l’a eu par saturation. On a fait ceder les barrières, à coup de spatules en bois, de cravache en vinyle, de flogger en daim, de fessée à la main sur les genoux de Monsieur. Et c’est précisément parce que la petite maso que je suis a lâché prise sur sa douleur que le Maitre est si content d’elle… et si confiant. Et qu’Il a les yeux qui brillent.
Et c’est précisément parce qu’Il a les yeux qui brillent et que je vois l’effet que ça me fait…
On va bien s’amuser tous les 2… Oui mon Maitre.

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